Leader mondial de l'intégration B2B

Principes de fonctionnement Champs d’application Défis Bénéfices

Moins de 50% des interactions entre partenaires commerciaux sont effectuées par voie électronique. Alors que les données circulent à la vitesse de l’éclair entre ordinateurs d’une même entreprise, les informations qui circulent entre les firewalls des partenaires commerciaux le font à une vitesse d’escargot. Lorsque les données atteignent les limites d’une entreprise, elles s’arrêtent et attendent d’être converties du format numérique au format analogique. Les informations partagées entre partenaires commerciaux sont souvent transmises par courrier, fax, téléphone ou e-mail. Dans certains cas, le processus est semi-automatisé, ce qui signifie que des personnes saisissent les données sur un site Web.

À l’autre bout du processus, le destinataire doit reconvertir les données du format analogique au format numérique ; les informations sont alors de nouveau saisies dans les applications de l’entreprise. Ce manque d’automatisation entrave considérablement la productivité, partout dans le monde. En fait, de nombreuses personnes estiment que les activités commerciales interentreprises — business-to-business (B2B) — représentent l’aspect le plus improductif de l’économie mondiale.

Intégration B2B – Désintégration

Intégration B2B — Le défi

Depuis 20 ans, des centaines de prestataires de services technologiques essaient de rompre les entraves au commerce électronique B2B, en proposant des technologies innovantes et révolutionnaires. À l’ère du « point com », les capital-risqueurs ont investi des milliards dans les jeunes entreprises spécialisées dans l’intégration B2B et le commerce électronique. Ces investissements ne provenaient pas seulement de la Silicon Valley, mais aussi de grandes entreprises. Ces vingt dernières années, plus de 60% des entreprises Fortune 50 ont investi directement dans des sociétés qui fournissent des technologies de commerce électronique B2B. Malheureusement, la plupart de ces investissements ont été vains.

Les statistiques sont éloquentes :

Commerce de détail. Au Royaume-Uni, le secteur du commerce de détail possède l’une des chaînes d’approvisionnement les plus sophistiquées au monde, caractérisée par une vaste utilisation de l’intégration B2B. Les normes EDI créées dans les années 70 ont été adoptées par l’ensemble des grandes chaînes de détaillants. Une enquête GS1 UK révèle que, de nos jours, 87% des bons de commande et 84% des factures électroniques sont transmis par EDI. Mais il reste encore beaucoup à faire. Seulement 38% des envois sont associés à un avis d’expédition électronique.

Automobile. Le secteur européen de l’automobile affiche également une adoption en masse des technologies d’intégration B2B pour la chaîne d’approvisionnement. Cependant, seuls 40% des fournisseurs automobiles reçoivent des instructions et des plannings de livraison au moyen des technologies EDI créées dans les années 70. Et encore moins – moins de 30% – reçoivent les bons de commandes et les factures par voie électronique. Le reste des données est échangé par des moyens semi-automatisés (analogiques) tels que les portails Web, le courrier électronique et les fax.

Services financiers. Le secteur américain des valeurs mobilières a été l’un des premiers à adopter les normes d’intégration B2B, telles que FIX et SWIFT, pour les opérations boursières au cours de la dernière décennie. Cependant, l’échange d’obligations, de fonds spéculatifs et de produits dérivés n’est pas entièrement automatisé. Fax, e-mails et appels téléphoniques servent à échanger des informations entre gestionnaires de fonds, agents de change/marchands de titres, conservateurs et dépositaires.

Secteur tertiaire. En 2001, l’Union européenne a adopté sa première directive autorisant l’utilisation de factures électroniques. L’UE impose un contrôle rigoureux des factures utilisées comme bases de perception de la TVA. Cependant, plus de 10 ans après, moins de 10% des factures échangées en Europe sont électroniques. Bien que le taux d’adoption soit relativement élevé parmi les détaillants et les fabricants de la chaîne d’approvisionnement, les entreprises du secteur public et du secteur tertiaire tardent encore à leur emboîter le pas.

Mais pourquoi l’intégration B2B est-elle si difficile? Il existe de nombreuses raisons, à la fois techniques et commerciales.

Défis technologiques — Chaque entreprise utilise des applications différentes

L’intégration B2B consiste à prélever les données issues des systèmes d’une entreprise et à les transférer vers les systèmes d’une autre entreprise. Le processus serait relativement simple si toutes les entreprises utilisaient les mêmes applications métiers. Mais ce n’est pas le cas. Non seulement elles ont recours à différents prestataires (SAP, Oracle, IBM, Infor, Microsoft, Sage et Intuit, entre autres), mais chacun de ces prestataires offre plusieurs applications différentes.

Quelle est donc la probabilité que deux entreprises souhaitant échanger des données utilisent les mêmes applications derrière leur firewall? Très faible. En d’autres mots: la source est différente de la cible.

Supposons qu’une grande entreprise utilisant SAP envoie un bon de commande à une petite entreprise qui utilise QuickBooks d’Intuit. Les champs du bon de commande SAP doivent être extraits vers ce que SAP appelle un document intermédiaire (IDoc). Les champs du document IDoc doivent être associés aux champs correspondants du format QXML natif de l’application QuickBooks. Bien que ce processus de mappage ne soit pas difficile, il prend du temps et est sujet aux erreurs.

Intégration B2B – Défis technologiques

Supposons que la grande entreprise doive envoyer des commandes électroniques à 1 000 fournisseurs. Pour faire du commerce électronique, cette entreprise devrait faire correspondre le format de son application SAP au millier de systèmes de ses fournisseurs. Cela s’avérerait extrêmement coûteux et fastidieux. L’industrie a donc eu l’idée de créer des « normes ». En utilisant des normes, chaque entreprise pourrait simplement effectuer le mappage vers un format XML commun, ce qui réduirait considérablement le temps et les coûts liés à l’intégration.

Mais il y a trop de normes
La première norme a été l’échange électronique de données (EDI, Electronic Data Interchange), créée à la fin des années 60. L’EDI a connu un succès universel indéniable et, de ce fait, a été adoptée par un grand nombre de secteurs (assurance, banque, soins de santé, transport, production et commerce de détail). Cependant, chaque grand pays a créé sa propre version de l’EDI: American National Standards Institute (ANSI) aux États-Unis; Tradacoms au Royaume-Uni; GENCOD en France; VDA en Allemagne; EAIJ au Japon.

À la fin des années 90, alors que la mondialisation devenait un facteur de réussite, des représentants de différents secteurs se sont réunis pour créer des normes mondiales qui abattraient les cloisons créées par les différentes normes EDI. Ces organisations souhaitaient également utiliser une technologie plus souple et plus moderne basée sur XML. L’industrie a alors commencé à créer de nouvelles normes XML. En grand nombre. Notamment: RosettaNet XML pour la haute technologie; SPEC 2000 pour l’aérospatiale; CIDX pour les produits chimiques; PIDX pour le pétrole et le gaz. Aujourd’hui, plus de 100 normes XML sont utilisées pour l’intégration B2B. Beaucoup d’entre elles ne s’appliquent qu’à un processus métier spécifique, ou à un groupe d’entreprises spécialisées dans un secteur donné.

Certaines entreprises utilisent les nouvelles normes XML, mais un grand nombre utilise encore d’anciennes normes comme l’EDI. Celles qui utilisent une norme XML propre à un secteur (par exemple, RosettaNet) se heurtent à des obstacles quand elles essaient de s’intégrer à des entreprises issues d’un autre secteur, car ces dernières utilisent une version différente de XML (par exemple, SPEC 2000).

Défis commerciaux — Des milliers de décideurs doivent accepter de participer

Les initiatives B2B ont des caractéristiques d’adoption très différentes des technologies utilisées par une entreprise individuelle. Par exemple, supposons que le DSI d’une entreprise Fortune Global 500 décide de normaliser l’ensemble des activités en utilisant une plateforme informatique Windows. Pour ce faire, le DSI doit seulement obtenir l’accord de cadres supérieurs avant d’imposer cette initiative aux employés. Étant donné que le personnel du service informatique travaille sous la supervision du DSI, il n’a pas d’autre choix que de se conformer. Quelques utilisateurs Mac au sein de l’entreprise peuvent éventuellement essayer de retarder le changement. Mais en fin de compte, ils devront faire la conversion car ils dépendent tous du PDG, qui a apporté son soutien au plan. En revanche, le processus d’adoption de nouvelles technologies change radicalement une fois qu’il s’étend au-delà des limites de l’entreprise.

Intégration B2B – Défis commerciaux

Dans le scénario B2B, une entreprise doit convaincre ses partenaires commerciaux d’adopter un nouveau type de technologie. Les cinquante premières entreprises du monde n’ont aucun mal à influencer leurs partenaires commerciaux, car leurs dépenses d’achat se chiffrent en milliards de dollars. Ces très grandes entreprises ont toutes les chances de convaincre leurs partenaires commerciaux à participer à leurs programmes d’intégration B2B.

Mais que se passe-t-il si une entreprise qui ne fait pas partie des cinquante plus grandes au monde lance une initiative de commerce électronique B2B? En général, les partenaires commerciaux importants qui utilisent déjà des technologies d’intégration B2B se conforment rapidement. Les 80% restants du réseau de partenaires commerciaux, à savoir les petites et moyennes entreprises, peuvent prendre des années à adhérer.

Les petites entreprises ont du mal à adopter le B2B
Les petites entreprises représentent la majorité des entreprises à l’échelle mondiale. Dans des secteurs tels que les soins de santé, le commerce de détail et la production, les petites entreprises sont plus nombreuses que les grandes à une proportion de 1 000 pour 1. Généralement, ces petites entreprises ne disposent pas du budget, des ressources et du savoir-faire nécessaires pour mettre en œuvre des technologies B2B sophistiquées, telles que l’EDI et XML. Pour prendre en charge les technologies B2B, ces entreprises devraient acheter des logiciels d’intégration spécialisés. En outre, les prestataires devraient éventuellement engager les services d’un expert en B2B, ou envoyer leur personnel informatique, pour assurer la formation. Conséquence: le taux d’adoption au sein des petites entreprises est relativement bas.

Alors que les initiatives technologiques au sein d’une entreprise s’étalent généralement sur plusieurs mois ou années, les programmes de commerce électronique B2B sont déployés sur plusieurs décennies. Si vous voulez déterminer le délai d’adoption d’un programme B2B, suivez les étapes suivantes. Premièrement, calculez le délai de déploiement prévu d’une technologie au sein de l’entreprise. Ensuite, multipliez ce chiffre par 10.

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